Justice/Ouagadougou: Débats autour de l'Impunité et la justice internationale

Impunité & Justice Internationale c’est le thème qui a réuni samedi dernier à Ouagadougou au Burkina-Faso, des jeunes venus de l’Afrique de l’ouest et du centre ,les débats ont portés sur le statut de la cour pénale internationale .
A rappeler que la Guinée a ratifié les 10 statuts de la cour pénale internationale en 2003. La cour pénale internationale de son origine, son fonctionnement et son dispositif actuel, tout a été largement débattu à Ouagadougou. La cour pénale internationale pour mémoire, est compétente pour juger les crimes de guerres, les crimes de génocides et les crimes contre l’humanité.

La cour pénale internationale a vu le jour en 2002, grâce au statut de Rome, une initiative de l’assemblée fédérale des Nations- Unies, c’est une réponse à la faille des juridictions nationales pour juger les crimes évoqués précisera M. Hervé Diakiécé, Conseiller à la cour pénale internationale .

Sur les conditions de ces crimes, M. Hervé Diakiécé dira qu’il faut que ces crimes soit suffisamment graves et qu’ils tiennent compte des intérêts des victimes entre autres. Pour la différence entre la cour pénale internationale et la cour internationale de justice, une autre question posée, la conférencière fera remarquer que devant la première, ce sont les commanditaires du crime, donc les individus qui sont poursuivables alors que pour la seconde, ce sont les Etats ,les organisations internationales et exceptionnellement l’individu dans le cadre de la protection diplomatique, qui sont poursuivables. Parmi les faiblesses de la CPI , Androite switmer du haut commissariat des droits de l’Homme basé à Dakar au Sénégal, a cité les responsabilités morales qui ne sont pas pris en compte.

Parlant des entreprises minières dans le cas de la RD Congo , « il faut ajouter qu’il y a juste que les commanditaires alors que bien d’autres présumés peuvent se balader en toute liberté dira t-elle » Il y a aussi le fait que l ’institution judiciaire n’a pas de police internationale et pas d’armée pour assurer la répression en cas de nécessité .

Actualité oblige, Kadhafi et Hissène Habré se sont fait invités dans le débat à savoir pourquoi l’ancien homme fort de N’Djamena ne peut pas être traduit devant la CPI depuis des années jusqu’à ce jour, Switmer dira que ces présumés crimes remontent à 1980 et la CPI a vu le jour bien après, bien que les crimes soient indescriptibles c-est – à dire poursuivables a tout moment précise t-elle. S’agissant de Kadhafi ‘’père et fils’’ contre lesquelles les mandats d’arrêts internationaux sont déjà délivrés, les participants révoltés n’ont pas manqué de montrer leur incompréhension face à leur poursuite alors que cette même communauté internationale qui réclame la justice reconnait et parle des insurgés qui tuent la population au même titre que le régime de Tripoli « ah non ! Où est la justice dans ce bas monde »s’exclame un autre participant tout aussi mécontent de l’intervention de la communauté internationale en Lybie.


Pour kibarou.com
Fatoumata Yarie Camara
kibarou.infos@gmail.com

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